Le Processwork, une approche inclusive des conflits

C’est une méthode créative de résolution de conflit, qui permet de laisser s’exprimer tous les points de vue et de débattre tout en avançant vers des points de résolution en s’ouvrant à plusieurs niveaux de compréhension. Un de ses présupposés est que les conflits interpersonnels ou sociopolitiques que nous vivons sont liés à nos propres conflits intérieurs. Le travail se fait donc toujours sur un plan personnel, relationnel et global.

La charte de la Maison du Processwork

La Maison du Processwork promeut et développe le Processwork en France et dans les pays de langue française.

Pour faciliter la connaissance et la diffusion des valeurs et principes fondamentaux du
Processwork inspirés des enseignements d’Arnold et d’Amy Mindell, elle a souhaité se doter
d’une charte.

Cette charte énonce les fondements éthiques, les principes, les caractéristiques qui guident les membres de la Communauté Processwork Francophone, réunis au sein de l’association Maison du Processwork, dans leurs activités de pratique, d’apprentissage, d’enseignement de Processwork et de la Démocratie Profonde.

Elle sera transmise à chaque nouveau membre de l’association, qui s’engagera à en
respecter les principes.

Cette charte a vocation à suivre le Processus, elle est donc par nature évolutive.
Tout membre de l’association Maison du Processwork est invité à faire part de ses propositions
d’amélioration qui seront débattues en conseil d’administration et au sein du collège des
enseignants en vue de sa mise à jour.

Cette charte est le produit d’un groupe de travail animé par Pierre Vuarin et auquel a participé, en particulier, Alain Ducass. Pierre Vuarin a proposé une rédaction en s’appuyant sur le contenu des livres d’Arnold Mindell et en particulier ceux disponibles en Français, ceux d’Amy Mindell dont Méttatitudes, le livre de Julie Diamond et Lee Spark (le chemin se fait en marchant) et de différents textes de Maurice Brasher.

Le collège des enseignants, les membres du bureau de la Maison du Processwork ont finalisé le texte qui a été validé par la réunion du 29 avril 2025 du conseil d’administration de l’association. 

Cette première version de la charte est disponible ici en version pdf :

En quoi le Processwork est-il différent ?

Comme le dit Arnold Mindell, auteur du livre traduit par Maurice Brasher « S’asseoir au coeur du feu » (Dunod Interéditions), il s’agit de « rendre le conflit plus attractif que la guerre ».

Les citations suivantes sont tirées de « S’asseoir au coeur du feu ».
Voir aussi la page Ressources à propos des documents et des vidéos en français sur le Processwork.

Nous traitons tous les jours avec des possibilités de conflit. Les forces qui nous travaillent personnellement sont en fait les forces de la vie (impersonnelles !). Le Processwork, à travers la facilitation, rend visibles et audibles ces grands thèmes à l’œuvre : l’amour, les abus, la vengeance, la guerre, le rang et privilège, l’inclusion et l’exclusion, les conflits de style et de culture. Plus intéressant encore, il révèle les mécanismes par lesquels ils opèrent, avec leur dynamique de base (les polarités). Sans la conscience de ces mécanismes, nous sommes plutôt à leur service, et ainsi bien positionnés pour en être les victimes.

Il n’a jamais été plus urgent de trouver une nouvelle méthode pour traiter les conflits. Contrairement aux méthodes existantes, celle-ci n’exige ni le calme ni même l’absence de problèmes pour être applicable, et elle ne culpabilise personne d’office… Étant donnée l’importance de la diversité en Processwork, la vraie tâche va souvent être d’inclure tous les éléments et ne pas se révolter inutilement contre la situation présente. Donc, appliquer le Processwork aboutit souvent à s’occuper d’un ou de plusieurs conflits.

Les conflits, même larvés, bloquent les choses, limitent le développement et empêchent de vrais échanges.
Et les conflits « venus d’ailleurs » peuvent même interrompre un travail légitime en cours.

Après des tentatives de « gestion », on se trouve dans le feu du conflit, lorsqu’il arrive au pire moment.
Car à ce moment-là, on n’en peut plus. Il y a enfin quelque chose de suffisamment fort ou visible à protéger ou à défendre. La phase suivante consiste normalement dans l’installation des mesures dissuasives, sinon répressives, avec de plus en plus de règles pour sanctionner.

Nous avons besoin d’autre chose car ce système produit plus de conflits qu’il n’en résout réellement, et parce que les conflits résolus par la force, à quelque niveau que ce soit, constituent un appel à la vengeance (à une suite « non-paisible »). Le Processwork révolutionne le paysage car il permet d’explorer en sécurité les conflits et d’y trouver des informations cruciales mais négligées. Ceci grâce à la facilitation. Celle-ci représente une capacité spécifique à développer, un apport essentiel et subtil, parfois minimal mais qui peut être transformateur.

Vidéo d’introduction au Processwork

Dans cette courte vidéo, LANE ARYE, Ph.D., membre du corps professoral et un des fondateur de l’Institut de Processwork de Portland, nous présente le principe de base du Processwork.

Pour les sous-titres en français, cliquez sur le bouton CC (en bas côté droit).

Voir aussi les vidéos en français dans la page Ressources.

Pour en savoir plus : “Apprenez-le de vos rêves”, une interview d’Arnold Mindell

Pour vous informer sur la pratique du Processwork en France, consultez les Cahiers du Processwork et de la Démocratie Profonde.

Les Cahiers du Processwork et de la Démocratie Profonde sont rédigés par les processworkers francophones. Ils recueillent leurs expériences et leurs travaux.
Le No3 contient en particulier un glossaire des principaux termes et concepts du Processwork.